Afriqu’Anne

Non, je n'en referai pas deux de cette taille!!!

D’abord, parue  dans l’article précédent, en plus grand, à la demande de l’une d’entre vous, ma corbeille avec couvercle. Bien, ceci étant dit, vous remarquerez mes chères amies, que je ne suis pas aussi « pagaillou » que je le semble; par exemple (fière de moi!) j’assortis les couleurs des corbeilles présentées  dansle même article (dans les faits, c’est juste que de l’une à l’autre courent des bandes déjà coupées…….;)La preuve en images:

Automne

Oh la, ça se corse, nous en étions restées au moment de monter les bords; je rappelle que je peux vous recevoir chez moi, (J’habite en Périgord) pour un stage. Car il faut voir pour comprendre; moi, j’ai appris seule,mais j’ai sans doute perdu du temps;  et puis, je suis très douée, ah ah! Allez, je me « prends la grosse tête » comme certains ayatollahs de la Toile , bouh, c’est vilain, reprends -toi. alors on va parler de technique, mais avant,  de la vitamine C avec une grosse corbeille de fraises vues par Chardin, il faut bien ça!

Un coup de pub pour la fraise du Périgord!

Compte tenu du proverbe africain qui suit, ne désespérez pas, on va y arriver, vous à monter une corbeille, moi à tenter d’expliquer comment, tout en faisant des détours multiples pour éviter de sauter le pas!

« C’est en essayant encore et encore que le singe apprend à bondir. »

Technique donc: je rappelle que lorsqu’on monte une corbeille, on évite de couper le fil, le tissu, la corde; votre travail reste sous le pied de biche……..et vous, devant la machine; vous y êtes pour 3 à 4 heures, voire plus si vous n’y arrivez pas, cassez des aiguilles, avez toutes sortes d’ennuis ….ce qui arrive (le plus simple si vous en voulez une, ce serait de la commander, ah ah!!!Mais je poursuis car je connais quelques obstinées)

C'est si merveilleux d'aller au bout du travail.......

Ce que je vais écrire maintenant paraît dingue, je le sais, mais c’est bien la façon  (et l’inclinaison) dont la corbeille repose sur le plateau de la machine qui fait toute  la différence. Si le bord est posé à plat, on continue à l’horizontale et on agrandit son fond, mais si on met le bord de la corbeille à la verticale, le bord est droit! Donc, quand on veut monter ses bords, on met la main sous le fond, et le bord va monter, un doigt ou la main, déjà c’est différent!On peut rendre compte du phénomène avec un dernier quart d’horloge: 9 heures,ma corbeille est plate, si l’aiguille (la corbeille de profil)monte à 10 heures,le bord s’incline , 11heures 12 heures la corbeille est à la verticale. illustration avec 2 images empruntées à http://angiequilts.blogspot.com/2009/08/coiled-fabric-pot.html

 
 
 
 
 

http://angiequilts.blogspot.com/2009/08/coiled-fabric-pot.html

http://angiequilts.blogspot.com/2009/08/coiled-fabric-pot.html

  Les nanas attentives auront remarqué que sur ces 2 photos précédentes, les cordes en coton sont épaisses, je rappelle (pour celles qui ne le lisent pas attentivement)qu’aux USA, on trouve des cordes à linge en coton, mais cela revient cher, et en France, on n’en trouve pas!!Alors,on fait aussi bien sans……sauf que les  leurs montent plus vite, mais sont plus molles et jamais très grandes, ah mais, ils peuvent pas tout avoir les américains!

J'adore faire la finition en" zigouigoui"!

Allez, respirez un peu, on va souffler; histoire de rigoler encore, un 2° proverbe africain qui vaut son pesant de cacahuettes: « la femme est la ceinture qui tient le pantalon de l’homme »!

 
 
 
 
 

Sur des palmes, posée, la corbeille de l'Afric'Anne

Et si, comme moi, vous aimez les beaux « pagnes » colorés et qui sentent bon l’Afrique, je rappelle qu’il me reste de beaux coupons , n’attendez pas la Saint-Glinglin  qui ne vient jamais,…si vous en désirez à bons prix.

La prochaine fois, nous verrons comment finir………….Plus quelques petites astuces et finitions!

Des oiseaux les ailes éployées………

Raphaëlle a deux L.............

Parce qu’une petite vie nouvelle venait d’éclore et de rendre captif mon coeur qui ne demandait qu’à l’être, j’ai joué avec les mots et les images. Puisque Raphaëlle a 2 L, elle ressemble aux papillons, aux libellules (mon surnom) aux fées, aux oiseaux, aux anges…………J’ai tout de suite voulu lui faire une couverture, mais pas un truc de bébé, un quilt qu’elle aurait plaisir à regarder comme on lit un  livre d’images qui aurait du SENS. Elle n’a que 2 ans, mais non seulement, il lui a déjà été offert (vous le verrez, fini, plus tard) mais effectivement, parfois, on regarde et commente chaque image, toutes deux réunies, main dans la main. Un gros travail d’amour, ce n’est donc plus un travail……… Offrande de chaque point, chaque  minute…………..

Dis-moi bourdon, quand le bal des fleurs a -t-il lieu?

« Et la mer au soleil  ne supporte que l’ombre

que jettent des oiseaux les ailes éployées« . (Calligrammes, Guillaume Apollinaire) 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le calice d'une fleur pour piste d'atterrissage

Technique: Appliqués (tissus imprimés de fées d’après les dessins fameux de Mary Cicely Baker), point de poste (chenille), points d’épine, points crétois, point portugais (pour les tiges)  points turcs (pour le bourdon) feuille au point de picot, point de feston…… pour le côté naïf, des lettres au point de baton (ou point de lingère) écrites directement sans tirer de trait pour que danse chaque signe. Enfin, pour les ailes de libellule, le fameux « Honey comb stitch » (rayon de miel) inventé par Helen M’Stevens et que je serais bien incapable d’expliquer en français… ….

Et, puisque je termine par une libellule, un extrait de Christian Bobin, un écrivain dont j’aime infiniment la langue et dont j’ai tout lu, savourant chaque mot comme un bonbon…..

« L’amour est le miracle d’être un jour entendu jusque dans nos silences, et d’entendre en retour avec la même délicatesse, la vie à l’état pur, aussi fine que l’air qui soutient les libellules et se réjouit de leur danse« .

 

Gentil coquelicot, mesdames.............

Ces libellules que la petite Raphaëlle justement, appelle des « babillules »…………………….

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PS: j’ai écrit dans le précédent article que j’étais honorée de vous avoir pour amies, je le répète; pourquoi? Pas par flagornerie,mais par sincérité, n’en doutez -pas; comme vous toutes, je visite des blogs , et parfois, je prends le temps de lire certains commentaires; ce sont de brefs « coucous » des mots, dénués d’amitié  ou d’intérêt véritable,….et je mesure ma chance, car, en général, vos messages volent haut et sont spontanés et gentils; je ne vous dirai jamais assez merci! Votre écoute (on voit bien que vous lisez les textes et savez les entendre), votre générosité me touchent plus que je ne sais le dire; je vous laisse deviner entre les lignes. Amitiés à vous toutes. Et bon week-end à vous, je   vous souhaite aussi des ailes……………………….