L’arbre s’étoffe (la robe mémorielle 5)

L’arbre généalogique est bruissant de vie;  nous parlons toujours du devant de la robe;  et du bas de jupe de ce devant.

La citation brodée: »Les mères donnent à leurs enfants des racines et des ailes«  est brodée et illustrée par un oiseau qui s’envole de l’arbre: nous sommes ancrées dans notre passé, mais nous devenons nous-mêmes, prenons de l’altitude,  poussons comme cet arbre. Et filles, nous donnons naissance à d’autres enfants………….Le titre du blog: »une fille, des fils » est ainsi légitimé.

Une libellule (sur le cintre)

A propos du proverbe au- dessus (« les mères donnent à leurs enfants des racines et des ailes »), j’ai pour surnom  » libellule », j’ai donc plusieurs fois travaillé sur le thème des ailes; par exemple, cette mosaïque (je sais les faire,  je le prouve!) de mes  « mixed- media »  échangées avec une artiste américaine (voir son site) Lynn dewart, un excellent souvenir  en imageDans une autre séquence, un jour, vous retrouverez un quilt travaillé autour du L, des ailes, d’elle…………

Envol

En attendant, l’offrande  de ces mots ô combien  approriés de Nathaniel  Hawthorne: « les caresses sont aussi nécessaires à la vie des sentiments que les feuilles le sont aux arbres; sans elles, l’amour meurt par la racine »

Arbre dans sa plénitude bruissante de vie (La robe mémorielle 4)

Feuilles donc  à moitié brodées et qui se détachent du tronc, petites fleurs de guipure découpées dans un ancien chemisier maternel tout jauni, photos imprimées sur tissu et rebrodées, une histoire narrée à tout petits pas, des dates, des prénoms, des surnoms, des sourires: ceux de 5 générations de femmes: ma grand-mère, ma mère, moi-même, mes 2 filles, la fille de l’aînée de mes filles. C’est peut-être à elle que reviendra la robe si jamais la cadette pour qui j’ai réalisé ce projet n’en avait pas. Sinon sa filleule que vous verrez plus loin, pour une autre raison; elle figure sur la robe… Quant aux surnoms, l’un compte: celui de ma maman que j’avais sacrée « reine des dahlias » car c’était son péché mignon, eux qu’elle aimait par-dessus tout et collectionnait; retenez-le; vous verrez plus tard  que je l’ai illustré.

A noter que  chaque femme des 4 premières générations, a eu une soeur.Pour la technique, l’écriture brodée est faite de points droits lacés (ou sujetés), c’est le plus joli; parfois de points de lingerie tout simples; enfin, lorsque la citation ou la chanson est longue,le texte est écrit au stylo textile indélébile (les quilteuses du XIX° siècle aux USA en usaient déjà).

« Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut » écrivait le poète du sud, Mistral; L’arbre de soie (et de soi!) part du sol et monte jusqu’à la ceinture,il s’élargit, improbable et magnifique; derrière moi, viennent  deux filles souriantes et épanouies,  et, déjà, deux petites- filles encore, allègres, espiègles, tendres  et aussi libres et pleines de  promesses qu’on peut l’être aux aurores d’une vie.

A bientôt, mes amies, mes soeurs et confidentes!