Arbres aux yeux de soleil

 

« Je ne puis regarder une feuille d’arbre sans être écrasé par l’univers »

C’est V. Hugo qui l’écrivait, mais je n’éprouve pas ce sentiment (non, on ne peut pas contester le grand Victor?) au contraire, voir un arbre, une feuille, c’est le sentiment de la puissance, mais aussi de la légèreté.

Clairière

Au cours des articles précédents, nous avons déjà beaucoup parlé de l’arbre, thème inépuisable. Aujourd’hui donc, petite pause avant de retrouver la robe de mémoire. C’est bien de ne pas rester cloisonné dans une séquence, fût-elle de taffetas, agréable de tendre des passerelles de fils d’un centre d’intérêt à un autre, de tricoter des liens et  marcher en équilibristes sur ces rubans tendus .

Sur la 1° photo, des arbres que j’ai brodés – ajourés (inspirés d’un patron de Sttich magazine, j’ai fait ce modèle deux fois, La 1° était plus réussie, mais je les ai offerts sans en conserver le souvenir photographique)

Rêverie

La 2° illustration, un paysage que j’ai cousu et rebrodé; le tronc, les branches sont en piqué libre et bourdon-machine, les feuilles au point de Vierge; ce que j’aime dans ce paysage, c’est qu’une partie du tableau s’échappe de son cadre, j’ai souvent créé ce genre de tableau; « Si vous êtes sages« , vous en verrez un jour l’un ou l’autre………..

Et, pour finir, une belle métaphore dont J. Renard était gourmet et qui montre à quel point l’arbre est vivant:

«L’arbre : son ombre lui fait une queue de paon qui ouvre et ferme ses yeux de soleil selon que le vent agite leurs paupières, les feuilles»

 

Rappel: en principe, pour n’oublier personne, je vous réponds sous votre commentaire. Merci encore! C’est cdoux de sentir qu’on n’est pas seule!!

L’arbre s’étoffe (la robe mémorielle 5)

L’arbre généalogique est bruissant de vie;  nous parlons toujours du devant de la robe;  et du bas de jupe de ce devant.

La citation brodée: »Les mères donnent à leurs enfants des racines et des ailes«  est brodée et illustrée par un oiseau qui s’envole de l’arbre: nous sommes ancrées dans notre passé, mais nous devenons nous-mêmes, prenons de l’altitude,  poussons comme cet arbre. Et filles, nous donnons naissance à d’autres enfants………….Le titre du blog: »une fille, des fils » est ainsi légitimé.

Une libellule (sur le cintre)

A propos du proverbe au- dessus (« les mères donnent à leurs enfants des racines et des ailes »), j’ai pour surnom  » libellule », j’ai donc plusieurs fois travaillé sur le thème des ailes; par exemple, cette mosaïque (je sais les faire,  je le prouve!) de mes  « mixed- media »  échangées avec une artiste américaine (voir son site) Lynn dewart, un excellent souvenir  en imageDans une autre séquence, un jour, vous retrouverez un quilt travaillé autour du L, des ailes, d’elle…………

Envol

En attendant, l’offrande  de ces mots ô combien  approriés de Nathaniel  Hawthorne: « les caresses sont aussi nécessaires à la vie des sentiments que les feuilles le sont aux arbres; sans elles, l’amour meurt par la racine »