Frida Kahlo, mes collages textiles (suite) 3/4
Si vous ne l’avez fait et pour ne pas être paumé ou à côté de la plaque, lire les épisodes 1 et 2) Je souligne aussi que l’expo sur Frida Kahlo aura lieu à l’orangerie dès octobre prochain.
Enfin, l’une d’entre vous m’a écrit « Frida, on en redemande », et bien, quand j’aurai publié le 4° article de la série, il y en aura 4 ou 5 sur autre chose, puis encore Frida, puis un autre cahier textile, puis encore Frida plus tard….Ca nous mène loin en sa compagnie!
Une autre femme artiste, donc, Marguerite Yourcenar affirmait que
« Rien n’est plus lent que la véritable naissance d’un homme. »
Et c’est vrai, souvent plus encore la naissance d’un artiste qui doit apprendre, se trouver,…;mais dans le cas de Frida Kahlo au contraire et à cause de son accident, tout fut plus rapide. Lorsqu’elle meurt en 1954, elle a 47 ans, une trajectoire courte et ponctuée de souffrance:
Deux « Frida » dans mon collage au-dessus: l’une tenant un corset ; l’autre blessée, sur un lit d’hôpital. Ce n’est pas son propre visage qui intéresse Frida comme on le lit trop souvent et partout, mais la peinture de son ressenti et le dédoublement de sa vie …(lire plus loin la citation ***)On peut dire qu’elle a vécu deux vies en une, avec la boulimie de ceux qui savent le prix de la moindre minute…
*** »L’état dans lequel je suis se reflète naturellement dans mon AUTOPORTAIT; il est L’EXPRESSION EXACTE DE MES EMOTIONS, c’est ce que recherche tout PEINTRE SINCERE ». »
« On m’a donné une vingtaine d’avis divergents, mais le fait est que je vais toujours aussi mal et que tout le monde s’emmêle les pinceaux »…
notez que la plupart de mes pages textiles sur Frida sont brodées-rebrodées, mettant en valeur les détails, de la coiffure en particulier (au- dessus également, le collier de petites perles); regardez le bas du châle mordoré dans la photo suivante…Beaucoup de dentelles de Haute-Couture, des bijoux dépareillés…J’ai cherché, fouillé, exhumé des bouts de tissu anciens ou pas…Je ré-habillais Frida, l’icône de mode.
« En travaillant, j’oublierai mes peines, et je pourrai être un peu plus heureuse »…
L’année de sa mort, Frida rendait hommage à Isabel Villassenor (peintre) pour le 1° anniversaire de sa mort: ces lignes pourraient lui être dédicacées:
« Toujours tu seras en terre mexicaine VIVANTE. A tous ceux qui t’aiment tu as laissé ta beauté, ta voix, ta peinture…Ma mémoire est pleine de ta joie, de ton être extraordinaire ».
A mercredi soir !


Peindre pour exprimer son ressenti …souffrance et passion …desespoir et courage……. sur le premier collage le tissu rouge passion rappelle la couleur de la robe et le pendantif noire comme la dentelle semble souligner la souffrance ….Sur cette autre page Frida tres belle tres élègante dans cette robe rose et plus belle encore avec ce châle rebrodé et bordé de passementrie ..finement brodé aussi le petit bouquet entre ses mains d’artiste.. mains de fée comme celles de l’artis’Anne …. question temps ..belle citation de Marguerite Yourcenar .