Causse en Périgord, édition 2019: le chemin du bonheur

Entrée du Causse, il y a quelques années; mes petits- enfants parmi les visiteurs: ils ont grandi…

Pour la 8° année, je participe aux expositions sur le Causse de Coulaures et Sorges(24) Inauguration ce Week-end; je n’y serai pas; mais c’est en place!

L’entrée, la guérite de l’ancien terrain militaire, devenue campement nomade, yourte de tricoteuse……….

 A Marseille, j’avais trouvé, abandonnée sur un chantier une grosse bobine plutôt légère et de taille moyenne. Je l’avais remportée dans ma voiture et gardée, avec, déjà, l’idée qu’elle me servirait. J’avais aussi un tissu d’ameublement façon camouflage de militaire ; coupé, il a été reconstitué en une bande de 40 cms ….sur 5 mètres de long, tout de même! Pour les lettres en appliqué cousues au point zigzag, un vieux drap.

Le bonheur se déroule
Le bonheur se déroule à chaque pas;
Le bonheur se déroule à chaque pas; suis le chemin…du Causse.

Une vie se déroule, prend un chemin, puis l’autre, mais à l’aune de l’éternité, le chemin n’en fait qu’un: celui d’une vie…


Ainsi la bobine déroule son ruban, le ruban du chemin sur lequel nous marchons, le chemin du bonheur; parfois on s’arrête, parfois on vit des drames, mais  » Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
simple et tranquille. » Nous marchons chacun sur un chemin différent; il en croise souvent d’autres; il faut tenter de le rendre bon, meilleur et de l’apprécier. Ce qui compte, c’est le chemin, pas la destination, puisque nous allons tous vers le même but. L’installation est relativement simple; le travail patient et long……….comme le cheminement.

« Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l’on voudrait avoir, on ne s’émerveille plus de ce que l’on a. On se plaint de ce que l’on voudrait avoir.
Revenir au bonheur de ce que l’on a, c’est un savoir vivre. ”

(Olivier de Kersauzon)

« C’est vers l’intérieur que va le chemin mystérieux » (Novalis)
Invitation à voir les œuvres, invitation à prendre son bâton de marche et à arpenter le Causse ..

L’an dernier, j’avais imaginé une porte; cette année le chemin qui en part; je suis cohérente et suis le fil de mes idées. Et de mes réalisations.

Bien sûr, la bobine est placée en bordure du chemin de façon à ce que le passant ne marche pas dessus et suive le déroulement.

 » S’en tenir
à la terre

Ne pas jeter d’ombre
sur les autres

Etre dans l’ombre des autres
une clarté . »

Reiner Kunze

Jeux de lumière sur un tissu qui, déjà, le matérialise; il faut être attentif pour lire le message.
Causse de Sorges -Coulaures édition 2019: le chemin se déroule…A voir du 22 juin à la fin de l’été!

Je prends le chemin, vous le vôtre. Ils se recouperont bientôt lorsque je publierai à nouveau et que vous me visiterez; avec votre grâce amicale et coutumière!

A très bientôt!

APPEL: SVP: en septembre, je pars en Inde comme bénévole; je donnerai des cours de broderie à des enfants. Si vous voulez m’aider ou participer à une association humanitaire, vous pouvez m’envoyer un peu de tissu uni ou faux uni, des fils, des aiguilles. Je réponds à tout envoi! C’est promis……..Par avance, merci!.


Commentaire

Causse en Périgord, édition 2019: le chemin du bonheur — 22 commentaires

  1. Eh oui je me souviens de ces photos … aujourd’hui tes petits chenapans ont grandi…et ta porte je l’imagine restée ouverte Sur le chemin du bonheur ce beau et long travail ..plusieurs mètres d’appliqués machine…..wouah !!! Cela mérite un grand bravo ……

  2. Ce ne doit pas être facile de travailler sur d’aussi grandes pièces, mais j’aime cette idée de bobine qui se déroule, tout comme notre vie… Et j’aime ce message à la fois si simple, et si compliqué à suivre parfois ! Une belle idée pour cette expo ! Bisous

  3. J’aime la complémentarité de ce message « simple » posé sur un fond compliqué. Il faut se concentrer pour pouvoir savourer ensuite ce beau message. Posé à même la terre, il a encore plus de sens, de force. Nos chemins d’amitié ne se croiseront pas cette année… Bises douces

  4. Non, gigine, la porte a été décrochée; je l’ai récupérée pour mon propre chemin d’habitation, la boutique éphémère, les fêtes familiales, etc. Maintenant c’est le chemin qui monte vers le Causse, le fil de la création, la vie qui se déroule comme les petits bonheurs et les plus gros tracas :-)……..

  5. Bonjour Marie- Laure, j’aime aussi l’idée de la bobine de vie qui déroule son chemin. Tout est dans l’idée; ensuite yapluka………………:-)
    Comme toujours!

  6. Oui, j’ai voulu l’accrocher et le dérouler d’un arbre, Annie, et une bonne âme plein d’humour m’a dit que ça ressemblerait à un rouleau de papier hygiénique, mais il est vrai que la force, l’énergie de la terre, c’est plus intéressant…….Il est certaines voix qu’il faut écouter, certaines voies qu’il faut prendre 🙂

  7. Bon, le lieu est une allusion à l’ancien terrain militaire implanté là; et c’et tout ce que j’avais aussi, en grosse quantité!
    quant au lieu, j’en ai tellement parlé que je ne le fais plus, mais il me touche toujours autant!

  8. Quelle merveilleuse œuvre, tout à la fois d’une remarquable cohérence et laissant advenir les hasards de la création. C’est d’un équilibre subtil et à la hauteur des lieux.

  9. Oui Anne c’est sûr… ta porte n’est pas restée accrochée toute l’année dans ce coin du Causse… mais je voulais m’imaginer passer cette porte et suivre ton chemin ce long ruban qui se déroule dans ce causse verdoyant et tranquille… loin des villes ….bon w-e ensoleillé là où tu es ….

  10. Merci Christine, je vous ai répondu en privé. Votre message me rassure, même si j’ai mieux aimé la création de l’an dernier! Hasards d ela création; oui, celle- ci souvent nous échappe, aléas de sa réalisation!

  11. Oui, Gigi, je suis restée sur l’idée de la porte qui ouvre à une perspective: celle d’un chemin…….Sur le Causse, ils veulent (comme en tellement tant d’endroits!) privilégier le « land art »; je pense que le tissu peut en faire partie; et je n’aime pas tout ce qui est soi- disant du land -art. Donc, j’ajoute ma propre note au lieu!

  12. On se glisse volontiers dans tes pas avant de se perdre et se retrouver au fil du temps …
    Je te prépare un petit paquet pour tes cours de broderie de septembre.
    Je t’embrasse.

  13. Merci Sandrine, à l’avance, pour le paquet à venir; tu as toujours mon adresse?
    Amitiés, bonne nouvelle semaine!

  14. excellent cette installation ! une idée simple, mais qu’il fallait quand même trouver … et les matériaux adéquats qui surgissent du néant au bon moment. mélanger la toile de camouflage et l’idée de bonheur, franchement, c’est exactement ça … et c’est fort

  15. Je l’aime beaucoup ce chemin, l’idée est simple et belle (mais bonjour le boulot!). A mes yeux, c’est une vraie démarche artistique: créer un monde avec peu.

    Ps: as-tu lu le choix d’Edith d’Edith Eva Eger?

  16. Chère Martine, contente de te l ire; je viens juste de te répondre e privé; tu dis tant de choses en peu de mots…………..

  17. Oh la la, Isa, c’est précisément CA; en plus, je ne l’ai pas dit je crois ce coup- ci, le Causse de Coulaures est un ancien terrain militaire…..Alors, le camouflage renvie au lieu; et en plus, oui, le bonheur, on ne le voit pas forcément; donc « c’est peut -être fort », mais TOI AUSSI. Qui rime avec merci!

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