Inde 2019, choix de photos 7

Si ce voyage était mon 7° en Inde, c’était la 2° fois que j’allais à Puschkar (Rajasthan) au fond, petite ville où je ne pouvais pas tant que ça découvrir de nouveaux lieux; pourtant, tout de suite, j’ai été reprise par l’ambiance colorée de la ville. J’ajoute que je lis la préface de Nicole Menant à un livre de photos paru en 1976 (L’Inde que j’aime); j’applaudis à ce qu’elle dit de l’Inde et en apprends beaucoup; c’est elle que je vais citer dans cet article

PUSCHKAR (Rajasthan)

Cet élégant petit oiseau souvent croisé en Inde; me suit- il?
Tampons faits main dans la rue, à Puschkar
Ce jeune homme de Puschkar cisèle son bois et en crée sur des tampons une véritable dentelle. Il faudrait tout lui acheter!

« Dans cette curieuse imagination, l’Inde occupe une place privilégiée; il existe, si l’on ose dire une Inde indéfinie, créée par des esprits impatients des limites du fini ».

Couleurs de l’Inde: les bangles au départ en laque, (l’arbe à laque dont j’ai vu un exemplaire), souvent en plastique…
Toute l’Inde en une image

« L’Inde reste incommunicable; tenter de l’expliquer est la trahir; la décrire est la mutiler. Certains s’y rendent pour se trouver, d’autres pour se perdre;; chacun y prend la mesure de lui-même. Dans ce pays surpeuplé, l’être est seul, mais le solitaire s’y sent porté par un formidable courant d’humanité ».

Peu de supermarchés; décision gouvernementale qui a sauvé des millions de petits commerçants indiens!
Le lac sacré de Puschkar et ses deux montagnes
Jeté de pétales sur la mousse du lac sacré. Offrir reste un geste artistique ET spirituel.
Un groupe de pèlerins près des ghats (marches) du lac de Puschkar
Après les ablutions, les saris sèchent, notes colorées
Vaches prenant la pose devant Puschkar

« Alors que tout l’occident est inscrit dans l’urgence du Temps et de l’Histoire, qui est la mémoire de son déroulement, l’Inde se laisse dissoudre dans l’Eternité, non par nonchalance mais par lucidité ».

C’était avant Holi qui célèbre l’arrivée du printemps (calendrier lunaire donc fête qui bouge selon les années) au contraire de notre calendrier fixe.
Pour Holi et en dehors de Holi, la couleur est toujours reine en Inde; notez le « palace » derrière, mot excessif pour un endroit peu engageant.
Bon restaurant en terrasse pour contempler Puschkar de haut
Du temple, en bas, montent des mantras; on ferme les yeux et tout l’occident est oublié dans un moment de détachement
L’orange boudé en occident est une couleur festive et sacrée.

« Cependant, la pensée indienne est complexe; cette primauté donnée dans l’art à l’abstraction spirituelle n’exclut pas la manifestation d’un puissant courant naturaliste, qui, tout en se pliant à la loi de la non- spécificité, gonfle les formes idéales d’une vie chaude et lourdement sensuelle »

La vache est sacrée , mais aussi le serpent, l’oiseau, le fleuve Ganga, la Vie…
Jeune père exhibant sa petite fille en robe de fête
Puschkar n’est pas une ville pour les touristes, mais où déambulent aussi les pélerins hindus et une foule toujours colorée.
Un jus de canne à sucre frais pour la route; nous nous quittons et on quitte la ville…A bientôt!

Commentaire

Inde 2019, choix de photos 7 — 20 commentaires

  1. Avec toi nomade git’Anne on voyage en Inde sans passeport et l’on y découvre toutes les couleurs de l’arc-en-ciel …l’orange est une belle couleur que l’on trouve souvent sur la palette du peintre.. moi j’aime cette couleur tout comme j’aime le bleu ,le rouge ,le jaune ,le violet ,le rose indien ,le vert de Prusse ,la terre de Sienne …oui j’aime toutes les couleurs …mais chacune d’elles a son histoire… ..Michel Pastoureau nous en parle bien dans son petit livre des couleurs…

  2. Les artisans indiens sont décidément tellement doués ! Ils fabriquent de la dentelle à partir de bois, d’os de chameaux, etc… J’adore toujours les petits détails et leurs créations en sont remplies…
    Merci pour cette découverte de cette ville que je ne connaissais pas : une Inde sans doute plus authentique que celle que j’ai pu découvrir, moins envahie de touristes étrangers… Gros bisous

  3. Bonjour Gigi, voyager sans passeport (et sans visa, si long à obtenir, en ce qui concerne l’Inde) oui, possible: merci!
    Michel Pastoureau, je l’ai lu, souvent cité, écouté en voiture grâce à mes podcasts; passionnant!
    Quant à l’Inde, saris vert pâle, jaune, rose, rouge pour les mariées; et le ciel bleu par dessus tout ça, oui, les coloristes en ont plein la vue! Les indiens lorsqu’ils arrivent à Paris, voient les gens en marron, noir, doivent ressentir l’occident comme profondément triste!

  4. Marie- Laure, les indiens ont derrière eux 3 millénaires de traditions; ce ne sont pas des novices; chez eux, pas d’allocations: on bosse; partout, dans la rue, les échoppes, on compte sur soi et la famille, pas sur l’état…A méditer!

  5. C’est vrai Anne que l’oeil prend plus de plaisir de joie a regarder les peintures colorées de Matisse ou de Sonia Delaunay que les noirs de Soulages….. mais pour ce qui est de porter du noir rien n’est plus élégant qu’une robe noire portée par Audrey Hepburn …tu vois on peut aussi aimer la beauté dans la sobriété sans être triste ….question de culture…

  6. Bien sûr que tout est culture, Gigi, je sais ça et je ne croyais pas que je doive tout préciser dans mes réponses à chaque commentaire; je ne peux pas trop traîner et donc, préciser ma pensée…….; je voulais parler des complets, de la tenue codifiée, masculine surtout……La rue à Paris est triste; on ne s’habille pas tous les jours comme Audrey Hephburn…….En Inde, ce sont les femmes musulmanes qui sont en noir, mais parfois en sari tout de même.
    La petite robe noire systématique, ça peut vite devenir lassant…surtout quand c’est un signe de manque d’imagination; certaines femmes pensent à tort que ça amincit ou que c’est FORCEMENT chic; le chic n’est pas triste (voir les défilés de mode!). Le plus beau souvenir de ma jeunesse, celui qui m’a marquée durablement, c’était une femme, veuve, qui avait vécu de grandes épreuves; mais qui portait de très beaux gros colliers ethniques et des turbans turquoise, rose indien, bleu indien..Car le qualificatif « indien » est justement souvent appliqué aux couleurs………La peinture,…c’est autre chose! Je parlais de tenue vestimentaire!

  7. J’avais presque envie de ne pas regarder les photos qui suivaient les trois premières tellement celles-ci m’ont fascinée. Mais curieuse que je suis, j’ai continuée et ai été happée par les couleurs, vives des étals et des vêtements et douces des paysages. Merci encore une fois! Bisous doux

  8. Pourquoi Annie, n’avais- tu pas envie de voir les photos? Contente de t’avoir fait changer d’avis!! Je te prends la main et on se baladera encore, d’accord?

  9. Quel beau voyage dans les couleurs, les senteurs qu’on imagine, l’architecture et l’artisanat si diversifiés et bien sûr les visages que discrètement tu partages! Je n’oublie pas toutes ces étoffes qu’on a envie de toucher, de soupeser, lesquelles choisir ?? C’est un voyage dans mille mondes et autant de paysages et d’expériences que tu sais si bien nous montrer. Merci, chère Anne, pour ce merveilleux kaléidoscope indien.

  10. ISA! Ca me fait bien plaisir, ton passage (je ne peux même plus laisser de commentaire ou favoris dans Flickr!)
    Ici, sur mon blog, j’ai PLEIN de choses à montrer….Avant mon nouveau départ pour Darjeeling (Inde encore)comme bénévole……….En en attendant, il reste le plus beau: Holi!!
    Bises (donne de tes nouvelles par mail STP!!)

  11. Superbes photos ! J’aime beaucoup cet orange vif et les rouges qui lui sont proches, des couleurs que j’aime porter.
    Ton billet rend de belles ambiances de l’Inde, merci.

  12. Tania, portes-tu du orange? Dans ce cas, je voudrais une photo ; les gens se détournent de cette couleur qu’ils jugent sans doute (et à tort!)trop voyante, je suppose……… Je connais un peintre qui l’utilise……..j’adore ses toiles! En Inde, c’est vrai, on voit toute la gamme des jaunes, rouges et orange!! La rue (j’en ai parlé ici) est chatoyante, vivante, éclairée.
    Bonne journée du 8 mai à toi! Dans la mémoire.

  13. J’aime les couleurs! j’ai un manteau orange et un autre rouge. . pour les rues de Paris, il ne faut pas généraliser. A Barbès, magnifique boubous de tous les tons, et dans le métro que je prends beaucoup, je ne me lasse pas de regarder les tenues. Autre chose que j’ai notée aussi, la lumière extérieure joue beaucoup sur ce qu’on porte. En Grèce où j’ai vécu, je ne portais que du blanc, du gris ou du noir, tout le reste était trop criard sous le soleil méditerranéen. De retour à Paris, j’ai joué l’arc en ciel!
    Les couleurs de l’Inde font partie de l’ADN du pays où beaucoup portent encore des tenues traditionnelles. J’avais eu la même merveilleuse sensation de bains de couleurs il y a très longtemps en Bolivie, avec les tenues des indiens et métis aymara et quechua avec tant de rouges et de roses, alors que l’altiplano tout autour est abonné au beige.
    Bon voyage à Venise (qui a aussi une gamme de couleurs particulières, je dirais « byzantine ». J’adore)

  14. C’est vrai, Martine, les couleurs , ça fait chaud au cœur; c’est vrai: c’est culturel. C’est vrai aussi: pour Barbès, pour moi qui adore pagnes, boubous et wax. D’ailleurs, une idée de carte depuis quelques jours me trotte en tête. Si j’arrive à la faire, elle pourrait être pour toi!
    Amitiés!
    Anne

  15. Offrir reste un geste spirituel, j’aime beaucoup. mon lexique automatique me proposait commercial à la place de spirituel c’est tout dire

  16. Quel festival de couleurs en effet.
    Je suis adepte de l’orange et j’en porte l’été surtout: sur les lèvres et en habits. Le bas de ma monture de lunettes en comporte aussi.
    Et de plus, la si belle carte reçue aujourd’hui a été accrochée sur un mur orange de l’ancienne chambre de mon fils: il avait choisi d’avoir un mur bleu turquoise clair et les autres orange clair.

  17. Ah ah, avec Tania (et moi de temps à autre!) je vois qu’on est nombreuses à ne pas craindre la couleur et d’ arborer le drapeau orange!

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