Lorsque bleuissent les roses

Précaution oratoire préalable (L’expression  sent le prof de français!)Je vais mettre ici plusieurs photos de la même fleur,  non pour tester votre qualité d’attention, mais car il me semble que selon les photos, chacune pourra noter quelque chose qui ne frappera pas l’oeil d’une autre.  J’avais un cardigan neuf  blanc (il parait gris sur les photos)et je désirais pouvoir le mettre pour un mariage avec une magnifique robe bleue (et un collier que j’ai troqué avec la sublissime Géraldine de l’excellentissime blog Pas de nuages sur la lune, je vous le recommande et je vous en reparlerai!) ; il me fallait donc adapter et assortir  le tricot; ce que j’ai fait en brodant 2 fleurs, l’une en haut, l’autre en bas, de chaque côté de la patte de boutonnage (j’ai aussi changé les boutons). La broderie est faite en fil de coton  teinté-maison sur de la laine doublée d’un fin coton recoupé tout autour après travail. Si je parle de ce travail, c’est 1- que je le trouve réussi (allez, zou, un coup de brosse à reluire!), 2- qu’il est réalisé  à partir de 2 techniques combinées originales, 3- que cela peut en intéresser certaines, 4- que je referai ce genre de broderie.

Vous noterez l’effet d’ombre sous les pétales qui se relèvent.

 

Technique 1: J’ai dessiné une rose sur un papier, je l’ai décalquée sur un « freezer paper » . ET j’ai évidé aux ciseaux les différentes parties de ma rose. Comme je travaillais sur de la laine que je ne pouvais repasser, j’ai posé ma rose évidée (un pochoir -maison) sur la veste; j’ai couvert le tout de papier de soie et j’ai repassé  sur l’ensemble; ainsi mon pochoir a-t-il collé parfaitement au tricot ! J’ai alors appliqué de la peinture textile bleue et verte dans les découpures de la rose. J’ai laissé sécher, puis repassé afin de fixer la couleur.

Technique 2: Vint alors le temps de la broderie ; prévoir un temps de réalisation très long; car chaque pétale est en relief, il se soulève et la peinture au-dessous produit un effet d ‘ombre déjà signalé plus haut. J’ai entouré chaque pétale de la rose d’un fil de soutien qui serait ôté ensuite (j’ai déjà parlé de cette technique dans les Sherlock Holmes de la broderie, le  8 avril dernier avec le  titre: fin de la pelote), mais au lieu de broder en tissant, j’ai ici utilisé un point de feston en relief et détaché. Une sorte de point de Bruxelles qu’on recense avec les points de dentelle à l’aiguille)Certaines désirent toujours prendre des leçons (c’est ainsi qu’on accroît on capital de connaissances!), vous pouvez vous reporter au site http://www.lacemakerslace.oddquine.co.uk/tutorial/tutorial2.htme C’est en anglais, mais les schémas bien faits parlent d’eux-mêmes.

J’espère vous avoir intéressées; je peux répondre à des questions plus « pointues » si nécessaire. J’aime partager, sinon pourquoi tenir un blog, ce sera donc avec plaisir! Et, pour finir, car j’aime autant les mots que les fils, ceux-là , en bouquets,  de Maurice Barrès dans Un jardin sur l’Oronte:

« Les roses dormaient sur les rosiers, près des roses, les rossignols, et dans les kiosques veillaient les sultanes ».


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