C’était hier, LA JOURNEE DE LA FEMME -comme il y a la journée de la migraine, la journée de la citrouille, la journée du film porno.!- mais ça devrait être tous les jours; aussi je vous adresse cette belle phrase de Romain Gary, amateur de femmes s’il en fut. Celle qui suit vient de Clair de femme:
« Je n’avais pas la moindre chance de m’en tirer seul et la raison était bien simple: j’avais trop aimé pour être encore capable de vivre de moi-même. C’était une impossibilité absolue, organique: TOUT CE QUI FAISAIT DE MOI UN HOMME ETAIT CHEZ UNE FEMME. »
Romain Gary
1- Suite de l’album indien( rappel: j’étais à Pondichérry, tout le mois de janvier, aux 9/10° bénévole)
Avant de me mettre au vélo, j’ai beaucoup utilisé les services de ces taxis audacieux dans leur conduite…Les « tuck-tuk » colorés, décorés, et audacieux dans leur mobilité et conduite. Celui-ci est décoré à l’occasion de la fête de Pongal dont j’ai largement parlé!
Et toujours les couleurs, comme le démontre la photo suivante: des grenades, mon aliment-booster; j’en consomme tous les jours en France, mais en Inde, chaque jour, un jus de grenade (qui était fait avec 3 fruits!)
La preuve ici: je bois mon jus quotidien de grenade avec mes amies Valérie (au milieu)et Clémence (à droite): mon verre est bien plein…d’énergie!
Vous avez dit « couleurs indiennes », en revoilà: une chaise rouge, le vert des palmes, une tunique jaune et le sourire d’une jeune indienne qui patientait dans la cour d’un petit restaurant bon marché, célèbre et bondé; on y fait la queue matin, midi et soir!
2-Le « slow-stitching », une attitude face à la vie:
Vous me connaissez, je parle l’anglais, je le lis, je l’écris, mais je privilégie notre belle langue française si précise; j’ai cherché un synonyme au mot « lenteur », j’ai trouvé « inaction, apathie, paresse, nonchalance, tergiversation, atermoiement, retard, pesanteur, engourdissement; Rien de tout ça ne me correspond ni ne me va! Le « slow- stitching c’est tout un état d’esprit, une philosophie, une attitude: il y a le « slow- fooding », le « slow -life », …… parce que, simplement, dans ce monde frénétique où tout va trop vite notre qualité de vie passe par un meilleur équilibre entre rapidité et lenteur. En Italie, on a même institué la journée de la lenteur!
Liens en ce qui concerne le slow-stitching ou prendre le temps d’avancer pas à pas sur le chemin de la guérison
Le slow- stitching a même son magazine aux USA, son site https://theslowstitchingmovement.wordpress.com/ et surtout le livre éponyme de Claire Wellesley-Smith dont le texte (en anglais!)est PAS-SION-NANT!! 
Le slow-stitching ou le chemin de l’apaisement: J ‘ai vécu il y a quelques mois le deuil le plus douloureux qui soit, la perte du compagnon de 40 années, et, en utilisant ses tissus de chemise, en cousant lentement, avec beaucoup de points kantha, j’ai pris le temps de MEDITER, de changer. Je n’ai pas PREMEDITE chaque carré, j’ai médité en faisant…..
Le slow-stitching ou la réparation : Vous les verrez peu à peu, un jour, ils seront cousus encore, assemblés; ce qui compte, c’est que j’ai utilisé les chemises de mon mari, les déchirant, les lacérant douloureusement -pour moi: c’était comme une plainte, brisant les souvenirs mais ne les jetant pas et les réassemblant…le patchwork d’une vie, la fantaisie de soirs qui se suivent et ne se ressemblent pas.
» Ces êtres qui m’ont manqué comme le cœur vous manque… J’ai mal à ces êtres comme on a mal à un membre amputé. »
Jacqueline Kelen
2° carré en slow- stitching: rien de prémédité, j’emportais le soir, sur mon canapé, mes chemises , mon carré de fond et zou, voilà des biais croisés, recroisés, groupés, regroupés, séparés comme nous le fûmes…
» Ne pas lutter. Laisser aller. Laisser se faire… L’arbre qui « perd » ses feuilles ne cherche pas à les retenir. Il sait ou il espère. L’arbre ne perd que les choses vieilles, usées, passées. L’arbre vit pour demain … »
Jacqueline Kelen
3° carré en slow-stitching: défaire pour recréer, c’est le contraire de la mort, c’est une lente guérison, une lettre d’amour aussi:
Ces si nombreux points sont des mots, sont des pensées; cousus sur ses chemises ils parlent à jamais de lui, de moi, de nous….
A bientôt, amies-abeilles!

Tout comme toi Anne j’ai éprouvé moi aussi ce besoin de retenir un peu de mon mari en utilisant ces chemises souvenirs dans un patch… pres de vingt ans plus tard ce patch est toujours là accroché et pres de moi …ces mots de Romain Gary oui ….mais comme impossible n’est pas francais …besoin est parfois aussi de trouver en soi la force de faire avec sa solitude pour se recreer une autre vie ..une autre passion…pour .d’autres bonheurs ..aimer la vie tout simplement est aussi une clé pour s’ouvrir au bonheur…..a petits points ou a grands pas ! Bravo a toi Anne ‘..et a bientot de voir ton patch terminé avant que de connaitre celui qui suivra ….
défaire pour recréer est une technique que je pratique souvent et en effet, la vie est une lente métamorphose…la notre, et celles, humaines, animales , végétales, qui nous entourent et font aussi ce que nous sommes….je comprends le sens de ce que tu fais et je comprends aussi la méditation…un beau travail en soi et sur soi,apaisement…avancer avec une couche en plus(non, Anne, je ne parle pas de Pampers!!!) .et pourtant se dépouiller…quant aux couleurs indiennes,c’est juste du bonheur^^Merci pour tous tes partages, Anne,bisous(je me relis et je me trouve un tantinet sibylline mais c’est venu comme çà, les mots précédant la pensée)