« L’objectif de l’art n’est pas de déclencher une brève décharge d’adrénaline, c’est plutôt la construction progressive, sur la durée d’une vie entière d’un état d’émerveillement et de sérénité. »
Attention, loin de moi, l’idée de me comparer au grand Glenn Gould, immense et inoubliable pianiste, pourtant dans cette phrase plus haut, tout est dit: l’état d’émerveillement devant la beauté offerte, la sérénité à tenter de la reproduire, la progression lente du travail.
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Vous aviez vu le J du Jasmin et de Jean (http://artisanne-textile.fr/index.php/jai-brode-un-j-joyeusement-en-jubilant-de-joie-jardinant-la-jachere-jaillissante/2013/02/28), voilà le B de bleuet et de Baptiste. Toujours inspirée par les dessins de l ‘Abécédaire botanique (Françoise Prax), enrichi de petits riens: les papillons, l’escargot qui lui confèrent de la vie. Je ne l’ai pas réalisé en suivant ses points, mais au passé empiétant, point de tige, point de pistil et point portugais avec des soies et cotons anciens (toute une histoire!)
« L’art de voir la nature est, aussi bienque l’art de déchiffrer les hiéroglyphes: une chose qui doit s’apprendre. »( de John Constable, peintre anglais)
Elégant, stylisé, naturel, brodé sur une toile blanche qui apparaît bleue sur la photo, encadré ensuite (ainsi que le J) à la façon d’une plaque d’herbier sous verre:
« Les petites choses n’ont l’air de rien, mais elles donnent la paix. C’est comme les fleurs des champs. On les croit sans parfum, et toutes ensemble, elles embaument. « (Bernanos)
Merci aux abeilles venues visiter cette humble fleur des champs. A vendredi!
Le bleuet …c’est une fleur devenue rare dans nos champs de blé …une fleur qui rappelle ce temps ou l’on ramenait de nos promenades a la campagne ces bouquets aux trois couleurs coquelicots marguerites et bleuets ….celui que tu as brodé semble plus vrai que nature avec ces dégradés de bleu …peinture a l’aiguille qui mérite bien d’être encadrée en l’honneur de J B ….
ton Bleuet est magnifiquement réussi, effectivement on pourrait presque croire à un herbier si l’on n’a pas l’oeil affûté d’une brodeuse et ton passé empiétant est superbe . j’aime ce lien qui te relie à ton fils en son absence . douce journée , je retourne au jardin où les fleurs ne sont pas encore au goût du jour . bises
Comme c’est joli ce que tu écris et ce bleu a des nuances que j’aime !!
Tu es vraiment douée fée anne , quelle finesse dans ces fleurs
ca va peut etre m’encourager à finir la mienne !!
bisous