Tout récemment sur ce blog, le 20 juin, je vous ai montré la préparation de 2 cyanotypes grandeur nature: Les enfants du Causse. J’ai ai réalisé ces 2 cyanotypes poétiques avec 2 de mes petites -filles (voir l’article pour le détail du processus d’un tel cyanotype)
A- Ma propre Installation: après confection des 2 cyanotypes, j’ai brodé les 2 draps qui servent de support à leur création, mettant en valeur les fils, reliant textes et textiles grâce au blog et au travail de création.
Détails du cyanotype sur tissu (vieux drap) rebrodé
« Et la beauté parfois nous brûle,
comme une branche basse giflant notre visage,
et la beauté parfois nous mord,
comme un loup merveilleux sautant à notre gorge. »
Christian Bobin
Ecritures intrigantes pour ajouter un mystère poétique aux cyanotypes:
« Il y a en nous des rivages, des mers, des îles
et de longs corps de femmes couchées qui se relèvent
et chantent en tissant leur toile dans notre sommeil ».
Après, j’ai procédé à l’Installation de ces 2 toiles et cyanotypes sur le lieu lui-même:
« Puisque la beauté est rencontre, toujours inattendue,
toujours inespérée,
seul le regard attentif peut lui conférer étonnement,
émerveillement, émotion, jamais identiques.
François Cheng
De loin, sur la grangette, apparitions célestes, revenantes et passagères:
Temps gris et humides le jour de l’Installation;
B- Un de mes amis -peintre contemporain (il peint surtout de merveilleux paysages qui se donnent à lire comme tels même s’ils sont abstraits) a décidé de participer avec moi à l’aventure du Causse en élaborant sa propre Installation à laquelle j’ai également participé par l’ajout de fils colorés flottant au vent le temps de l’installation et exposition. Cela n’a rien à voir avec ce qu’il crée, c’est autre chose, mais donne une idée de la façon avec laquelle il colorie le monde. Comme des drapeaux, ses voiles peints animent le lieu, le rendent vivant. Présences voilées qui font écho au bleu de mes cyanotypes. Entente tacite in situ.



Je vous reparlerai de lui lors d’une exposition que j’ai prévu d’organiser; en attendant, sachez que son nom d’artiste est Pierre-Marc Encina et qu’il définit son projet comme suit:
« Il s’agit de tissus légers peints à l’encre et en jus acryliques (couleurs bleu cyan, ocre rouge…) accrochés aux arbres de l’emplacement comme des drapeaux. Ils ont vocation à se fondre dans le paysage tout en y apportant d’autres nuances colorées. La durée de l’exposition est un temps nécessaire à une lente altération des couleurs et du support textile par le vent, le soleil et la pluie. »
A bientôt mes amies, je ne sais quand, mais je pense retracer sur ce blog -à la suite d’une demande qui m’a été faite et que je trouve utile pour mon propre parcours, la mémoire de ma participation aux installations sur le Causse; rétrospective donc de mes 6 dernières années sur ce lieu habité et où un peu de moi reste aussi flottant au vent des souvenirs ….
Le soleil revient sur le causse, les petites apparitions font la fête de la lumière et vous invitent à la balade!






J’avais beaucoup aimé la veste BLEUE qui parlait d’une vie de travail.. d’un homme du Causse…et d’hier.. mais cet autre BLEU avec ces enfants porteurs de lendemains meilleurs ..mémoire en devenir me réjouit ..C’est vivant comme ces voiles peints et joliment nuancés qui flottent en duo avec ces fils au vent leger de l’été …ce vieux drap bleu et brodé je ne peux que l’aimer tout comme le jean que porte l’artis’Anne.sans oublier son sourire et les mots de J M Maulpoix…bravo grand bravo a l’artis’Anne et a l’artiste peintre… verra t ´on ici qq unes de ses toiles ? .