De nouvelles cartes textiles

Depuis des années, des dizaines de cartes mixed -médias et surtout textiles faites par l’artisane qui aime aussi écrire et partager. 3 séries de deux, différentes…: 6 en tout……..

1- les cartes -collages  semblent faciles, évidentes et ne le sont pas tant qu’il y paraît. Essayez, vous verrez!

Fleur offerte et franges d’un tissu teint au cyanotype; le tout sur le lin imprimé d’une robe!
Plus forte, plus dramatique, zébrée de noir, une tulipe.

 » J’ai appris à attendre que revienne la vie. C’est plus fort qu’elle, il faut toujours qu’elle repointe son nez après s’être enfouie au plus profond de son terrier. » (Alain Cadéo)

2- Les cartes indiennes (et une technique proche de celle du crazy patch) avec papier journal indien piqué comme un tissu. Les tissus peuvent venir d’Inde ou être imprimés de Paisley (motif traditionnel de la mangue)

La 1° longue était au format du livre offert qui, justement parlait de l’Inde.

 » Si notre vie, ses raisons d’être, ne tiennent qu’à un FIL, alors au-moins qu’il soit d’or d’argent ou de platine, chaque brin tressé, heure par heure, avec un véritable amour d’orfèvre…  » (Alain Cadéo)

La 2° carrée, un format que j’affectionne, est ornée d’un motif indien brodé avec sequins (bazar de Pondichéry)

3- Cartes faites de pagne, boubous, wax, plus africaines (ma terre de naissance!)série à base aussi de crazy- patchwork; elle a été inspirée par une série de timbres Inspiration africaine. Ce sont en fait, des petits tableaux abstraits colorés.

Posée sur une de mes pierres ornées, parées, exotique, tout en courbes imprimées et colorées.

« Déchiffrer, lire les vibrations, les ondulations, tous les petits mouvements secrets de l’âme, … Dans l’œil vacillant quelques fois tu déniches la brèche par où les lourds sanglots triomphent des pudeurs.
C’est un talent bien délicat que d’être un traducteur des émotions cachées… « (Alain Cadéo)

Carte- pagne, carrée encore et son timbre Inspiration africaine.

Entre cartes indiennes et africaines, avez- vous fait un bon voyage?

Toujours inattendue, j’étais pour ma part pendant 5 jours à Venise que je connais et aime; c’était PAR-FAIT! A jeudi ou vendredi pour ma participation à une expo, le prochain week-end…

Clap de fin! Inde 2019, album 14: Lucknow

Je rentre de Venise et je parle encore de l’Inde….Ca ne va plus! Depuis la fin mars, je vous balade à ma suite en Inde du Nord; c’était un tout petit aperçu et il se termine par cet article! Après Bénarès et Sarnath, nous sommes partis plus au nord encore: Lucknow si différente, Lucknow (Lucknow est la capitale de l’État de l’Uttar Pradesh).

Au revoir, les gars; on s’en va. Juste après avoir vécu Holi. Regardez l’eau du Gange: elle est violette!

1- la ville

Dans ce Baori (puit) labyrinthique, je me suis perdue. J’ai dû suivre un groupe de visiteurs qui avait un guide.
Lucknow, ville atypique, propre, plutôt calme. ici, le Bara Imambara, monumental.
En Inde, dans le nord, en avril: le ciel bleu, la chaleur, les palmiers.
En pleine ville, en ruine, respectée: un lieu de mémoire: la British résidency (garnison massacrée lors de la révolte des cipayes)
Le collège La Martinière, un lycée d’excellence de réputation mondiale, construit par un français.

Un des beaux plafonds restaurés (collège La Martinière, Lucknow, Inde)


« Certes, un rêve de beignet, c’est un rêve, pas un beignet. 
Mais un rêve de voyage, c’est déjà un voyage. »
Marek Halter

2- Couleurs des fleurs, du linge, de la cuisine, de l’Inde; justement pour voyager encore. Et pour rêver encore:

Dernier restaurant à Lucknow, au Royal Café
En France, les roses trémières commencent en juin; en mars, elles sont déjà écloses en Inde.
En France, elles poussent en pot; en Inde, de beaux amaryllis dans un massif de Lucknow, en pleine terre……….
Le papillon venu butiner s’est envolé. Reste la fleur, rouge étendard.
Au bord de la rivière Gomti, les Dhobi, lavandiers sèchent en plein air le linge qu’on leur confie……Souvenir de Bombay (5000 personnes y travaillent!)
« Le courage de la goutte d’eau c’est qu’elle ose tomber dans le désert. » (Lao She)

3- les gens, les indiens, et moi qui pars…pour revenir bientôt en Inde…

Ils posent pour moi qui vais m’en aller; lui, on dirait Charles Bronson.

« Je n’irai pas à la recherche d’un paysage pour le découvrir ou le revoir. J’irai où les hasards, la nécessité m’amèneront,
Et parfois je rencontrerai un lieu où avoir envie de rester le temps de l’oublier
Pour un lui-même encore plus cher à qui ne demande rien. »
Guillevic

Chaleur dans un jardin de Lucknow. Je garde le sourire, mais je vais partir, quitter l’Inde que je ne quitte jamais tout à fait. Ni vous! A bientôt!