J’ai travaillé des mois sur un patchwork de vieilles chemises emplies de mémoire; il faut regarder les articles écrits au sujet de ce travail de patchwork en voir le détail. Maintenant, le patchwork de mémoire est terminé. Terminé? Il faut toujours faire ce travail de mémoire, mais en sachant avancer aussi, équilibre à trouver!
Pour celles qui veulent revoir les carrés par carré, connaître l’histoire personnelle, intime de ce patchwork de l’artisanne- textile, voici quelques liens:
- “… Tu sais, ce qui m’intéresse, ai-je poursuivi, c’est de comprendre de quoi nous sommes constitués, fabriqués. Par quelle opération nous parvenons à assimiler certains évènements, certains souvenirs, qui se mélangent à notre propre salive, se diffusent dans notre chair, quand d’autres restent comme des cailloux coupants au fond de nos chaussures. Comment déchiffrer les traces de l’enfant sur la peau des adultes que nous prétendons être devenus ? Qui peut lire ces tatouages invisibles ? Dans quelle langue sont-ils écrits ? Qui est capable de comprendre les cicatrices que nous avons appris à dissimuler ?…” D. de Vigan
http://www.artisanne-textile.fr/slow-stitching-broderie-qui-prend-son-temps-les-debuts-dun-patchwork-de-la-memoire/dscn9452/“
« Les blessures de la vie peuvent nous écraser et nous verrouiller.
Elles peuvent aussi nous rendre plus forts
et plus ouverts aux autres.
Nous n’avons pas choisi de les subir, mais nous sommes libres
d’en faire des enclumes qui nous enfoncent,
ou des points d’appui qui nous élèvent.
C’est l’un des grands mystères de l’âme humaine. ”
Les carrés du patchwork sont brodés, tout le tour du patchwork et des carrés est quilté à la main. J’ai pris mon temps. Il le fallait.
Avant de vous quitter, émue, (comme tous les miens), je voudrais qu’avec moi, vous méditiez les lignes qui suivent, grande interrogation existentielle -et dans une lumière pâle, vous laiser voir le pathwork de mémoire -fragmenté comme l’est parfois celle-ci…- une dernière fois:
“… Tu sais, ce qui m’intéresse, c’est de comprendre de quoi nous sommes constitués, fabriqués. Par quelle opération nous parvenons à assimiler certains évènements, certains souvenirs, qui se diffusent dans notre chair, quand d’autres restent comme des cailloux coupants au fond de nos chaussures. (…) Qui peut lire ces tatouages invisibles ? Dans quelle langue sont-ils écrits ? Qui est capable de comprendre les cicatrices que nous avons appris à dissimuler ?…” D. de Vigan



Un patch comme une thérapie…un patch dessiné aux méandres de tes souvenirs… un patch quilté au rythme de tes petits points …un patch aux couleurs du passé ….un patch aimé.. un patch qui a fait naitre d’autres images que tu colores aujourd’hui avec une nouvelle palette de souvenirs a engranger …. ….j’aime beaucoup tes citations surtout celle deFrederic Lenoir…..et ces deux blocs de ton patch ..la spirale et le crazy Bravo Anne!
C’est une merveilleuse pièce, j’adore!