Le conte n’est pas fini, le quilt oui!

Trop de droites me lasse, les quilts tirés au cordeau me froissent; il me faut des ballons, des bulles de bonheur qui montent dans le ciel, des cocons, des pluies de confettis, des courbes comme des joues d’enfant, des ronds dans l’eau, des cercles où sauter; aussi le quilt a -t-il été assemblé  de façon fantaisiste et  joyeuse, des droites mariées à des cercles, des ronds de toutes tailles…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les ailes des oiseaux ont chatouillé celles des fées qui, à leur tour, ont caressé celles des anges. Les bouquets aux fleurs rebrodées ont côtoyé les sucre d’orge. Les petites filles qui lisent ont vu des elfes et des lutins qui se faufilaient entre les pages. Enfance!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Les fées font leur lessive dans une bulle de savon et cuisent leur soupe sur un feu follet » (Béatrice Beck)

Voilà mes bulles de savon pour une petite fille, petite fée sur le berceau de laquelle se penchait une grand-mère bienveillante……..L’oiseau tend au plus jeune une lettre. Transmission.Passage de relais.

En 2008,, déjà j’avais ajouté les courbes des coeurs au montage rectiligne d’un quilt, et une pluie de yoyos comme autant de confettis à des jeunes mariés. (le montage de celui-ci a été proposé la même annnée dans les Nouvelles du patchwork; il est visible sur le site de ce blog, voir 2008) 

Je, Tu,… Nous  sommes toutes des semeuses de bisous! qui saura les cueillir avant qu’ils ne fânent?

Mon quilt finit là, le conte se poursuit, inachevé:

Il était une fée qu’on appelait M’Anne ; elle n’avait pas de baguette,  mais une aiguille magique qui piquait le tissu, passait dessous, ressortait dessus, et au fur et à mesure semait des  fleurs, semait des rêves, comme d’autres sèment des fleurs.

Ce n’était pas pour elle, pour les garder, les mettre en conserve,  mais pour les partager,  les offrir, en bref, pour enchanter le monde ! Juste tenter…………..

 Ses fils tressaient des guirlandes, dessinaient des arcs- en ciel chatoyants  sous lesquels se blottissaient des villages et passaient des rivières toutes bleues. Au milieu, M’Anne s’enchantaient d’enchanter son petit monde : ses enfants, ses petits-enfants,  ses amies…

La conteuse sait bien que les fées sont innombrables sur cette terre; elle est ravie de rencontrer d’autres fées, et de leur envoyer un coucou amical; croyez en vos talents. faites fleurir la terre. Je vous aime!!

PS: toutes ces bulles ne vous évoquent-elles pas une coupe de champagne? Tchin! Aux petites filles, à leurs grands-mères! A l’amitié!

Soyez sages, et mieux encore soyez folles!

 

« J’ai seul la clef de cette parade sauvage »

C’est avec pour titre, la conclusion d’un texte célèbre d’Arthur Rimbaud (Les illuminations) que je referme la porte de  ma séquence sur les corbeilles; ne pleurez pas, vous en verrez beaucoup  d’autres, souvent, mais « le fourre-tout des petits riens » s’est empli, déborde  et s’impatiente à la porte du lieu…….Alors,  place à la parade de quelques paniers textiles pleins de l’attente…d’être remplis:

Ovales, à volutes, colorées, douces, en forme de coeur, pour offrir un cadeau, ou en tant que telles, je fais tout sur commande. Dites-moi vos désirs, la taille souhaitée, vos couleurs, et zou, de ma baguette magique, je ferai selon vos souhaits! Abracadabra!!! L’artis-Anne est  à votre service. Pensez à vos fêtes et  anniversaires………..Et surtout, surtout n’oubliez pas de vous faire plaisir; ce sera aussi le mien!!

A bientôt, mes amies !

 PS: Et les corbeilles ovales, hein, alors? qu’en dites-vous? Et ce n’est pas tout. Si vous me suivez, vous en verrez d’autres…………Même en forme de coeur!!!

Merci une fois encore, à toutes les abeilles butineuses qui viennent visiter la ruche. Je ne vous dirai jamais assez comme je suis émue ou intéressée par vos commentaires; sans vous, le blog ne serait pas aussi vivant et fleuri. je remercie celles aussi qui me font confiance, commandant -les yeux fermés- une corbeille; l’une d’entre vous (notant que je suis la seule en Europe à faire ce genre de paniers,) m’écrivait que je pourrais les faire plus cher; non, je préfère ne demander que le prix de la corde, du fil, du tissu, et du temps; il me reste le plaisir de les faire et de leur donner des ailes pour voler vers vous, où j’éprouve du bonheur à les imaginer en place.

Ce que permettent les ailes

Abrité sous ses larges ailes

Les ailes, oui, ça permet de voler. Evidence. Les ailes aussi s’ouvrent en grand et nous permettent l’envol; mais aussi nous protègent. Rappelez- vous le dernier article sur ce thème: l’ange!

 

 

 

 

 

 

Je sais bien: j’avais promis de parler du montage, de le dévoiler enfin; mais je remets à plus tard; car, entre temps, j’ai pensé au rôle des ailes, à tous ceux qui ont la chance d’en porter …………………..et je reviens sur elles. Un petit oreiller  d’épeautre avait trouvé une housse des années 50 pour se nicher; il fallait lui en faire une qui aille avec la couverture de protection, préserver en toutes choses l’harmonie et surtout, donner du sens à tout:Vite,  couper à nouveau dans un tissu imprimé des fées imaginées par M. Cicely Baker, broder (impossible de m’en empêcher sinon en m’attachant les mains!), imaginer du relief (feuille tissée), jouer avec les fils (je vous assure, Raphaëlle du haut de ses 2 1/2 ans, est FAS-CI-NEE par le fait que je « dessine » avec une aiguille!) faire de même avec une 2° image:

 Ecrire un texte, puisque les mots sont si importants pour moi, pour dire les choses -et zou ! assembler texte et images, voilà qui est fait. Et bien fait!! Du moins à ce qu’il m’en semble dans les états de doute que je ne cesse de traverser! Quand donc, nous femmes, prendrons- nous enfin confiance dans nos qualités, pour ne pas dire « talents »? L’orgueil n’étant pas notre fort.Nous sommes femmes. Et humbles. ca va ensemble.

L’oreiller est un petit « plus », car, rappelez-vous, le quilt est en fait, un couversin (couverture et coussin) sur lequel une petite fille aux airs d’angelot peut s’endormir.

Les ailes nous permettent de prendre de la hauteur; elle nous élèvent; rappelez-vous Jonathan Livingstone le goéland, ce livre qui , à l’instar du Petit Prince, nous délivre une leçon de vie » 1000 années durant, nous avons joué des ailes pour  ramasser des têtes de poisson; désormais, nous avons une raison de vivre: apprendre, découvrir, être libres »  (Richard Bach)

Au fond, est-il besoin de souligner que, depuis Psyché, on ne représente plus que l’amour avec des ailes! A ce sujet, j’aurais aimé vous offrir un des plus beaux poèmes d’amour que je connaisse, un des plus beaux textes sur Psyché et Eros, mais je n’ose vous faire bailler d’ennui et me restreint à une strophe. Aux intéressées d’en chercher davantage! Le tout illustré par l’amour de Canovas; je laisse la parole à plus illustre et artiste que moi: 

« Une immense tendresse attire à travers l’ombre

Nos yeux presque fermés. Que reste-t-il encor

Du baiser qui s’apaise et du soupir qui sombre?

Psyché par Canovas

La vie a retourné notre sablier d’or.« (Pierre Louÿs)

 

 

 

 Je remercie Sonja qui voulait me décerner une récompense que comme d’autres, j’ai refusée par flemme, manque de temps, pour préserver le suivi (approximatif) de mes articles et mon intimité, pensant -peut-être à tort- que vous me connaissez par ce que j’écris et montre; mais je serais heureuse que vous visitiez son blog afin de mieux la connaître: http://cahincaha.over-blog.com/                                       A lundi matin, très bon week-end!

                    

 

 

    

Revue de détails comme à la parade

Merci pour commencer à toutes les abeilles butineuses qui viennent visiter la ruche. Je ne vous dirai jamais assez comme je suis émue ou intéressée par vos commentaires; sans vous, le blog ne serait pas aussi vivant et fleuri. je remercie clles aussi qui me font confiance, commandant -les yeux fermés- une corbeille; l’une d’entre vous (notant que je suis la seule en Europe à faire ce genre de paniers,) m’écrivait que je pourrais les faire plus cher; non, je préfère ne demander que le prix de la corde, du fil, du tissu, et du temps; il me reste le plaisir de les faire et de leur donner des ailes pour voler vers vous, où j’éprouve du bonheur à les imaginer en place.

  Pour terminer les corbeilles, avant l’application du durcisseur ou de l’anti-poussière, tout est possible; j’adore cet instant de fantaisie! A moi, les boutons, les pattes, les noeuds, le bord en biais ou effiloché, les volutes, les perles, les détails, les yoyos; la corbeille dicte ses coquetteries, et je m’y prête, l’apprête………..

 

 

 

 

 

 

 

 

« Il n’y a pas de détail; chaque infime partie contient TOUT » (Barjavel)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Volutes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Qu’importe injure, un jour se dissiperont comme volute gitane »

  S.Gainsbourg: Moi, mes volutes sont moins nocives et éphémères; textiles, elles s’enroulent pour mon bonheur et sous mes doigts. Si vous les aimez un peu, dites-le. sinon, passez votre chemin qui file tout droit  quand le mien fait des détours auxquels je prends infiniment de plaisir…….

Ci-dessous, une réponse aux questions à propos de la teinture au curcuma. Je vous embrasse!

Une recette au bouton d’or

Un certain sourire et un teint de porcelaine

Après la soupe à la bave de crapaud, apprenties-sorcières à vos chaudrons! Le plat à la langue de vipère étant une vieille affaire humaine, inutile d’en donner la recette!ABRACADABRA !

Certaines d’entre vous m’ont demandé comment je faisais la teinture au curcuma. Rien de plus simple! C’est simple, je prends une grosse cuillère de curcuma et une petite de  gros sel, je verse de l’eau chaude dessus (plus ou moins selon  l’intensité voulue) et je touille bien, j’immerge mon tissu mouillé (ou mes écheveaux de fils à broder), je couvre d’un scello-frais et 3 fois 2 minutes au micro- ondes (en laissant refroidir un peu entre les 2 opérations) . Intensité maximum au micro-ondes.
Ensuite je rince, je fais sécher; celui de la carte était ligaturé (comme un tie and dye) Les moines bouddhistes ont des robes teintes au curcuma; selon la quantité, cela va du jaune pâle au orangé…………Je ne sais même pas si le sel est indispensable. Pas de problème pour la dentelle, on fait pareil, la dentelle étant plus fragile, si on ne doit pas la laver, baisser d’un cran l’intensité. Vous avez peut-être noté (eh eh, je teste votre attention!) des taches bistres sur le fond jaune, ce sont les traces de colle textile (normalement, elle ne tache pas!! Mais de qui , on se moque, hein?)

Ca ira?

PS, pour Delphine: le tissu mexicain est un tissu américain, le Nouveau Mexique (état magnifique et très métissé au niveau culturel) est un des derniers entrés dans la confédération des USA.

Ceci était un encart offert gracieusement par notre rédaction, RV ce soir  ou demain matin pour le Rendez-vous habituel.