Mise au point (de côté)

J’ai rêvé que les femmes, avec leurs mains qui pouponnent et bercent, avec leur cœur vaste et tendre comme des berceaux, changeraient le monde; ce ne sont hélas que des songes. Les femmes ne sont pas innocentes…

J’aurais pu faire comme si rien n’avait changé, mais vous l’avez remarqué, le titre là-haut n’est plus le même. J’ai repris l’ancien et une de mes « marques » de fabrique.

Mon blog avait à peine 15 jours, que, déjà , il vacillait sous les coups aigres-doux de ceux qui ne font rien, mais trouvent toujours à critiquer et à salir.

On m’a dit que c’était juste un « catalogue » de jolies choses; jolies? Ce n’est déjà pas si mal! il parait que mon site ne mérite en rien l’appellation de « textes, textiles ». Si ce n’est ni du texte, ni du textile, mais qu’est- ce donc?

Je me sens heureuse, je suis dans un état de paix, d’équilibre, et osons -le dire: de créativité que je ne veux pas laisser entamer.

Après cette pause, revenons très vite à l’amitié autour duquel s’est organisé l’échange textile, ce sera pour la toute prochaine fois.

Je fais des corbeilles en tissu selon une méthode plutôt rare en France, vous en verrez plus tard une série; en attendant, je remplis celle-là de pensées positives!

                                                                                                                            Corbeille visible sur le site de marie- Lee pour qui elle a été cousue.

Textes: le coeur cousu …de livres

J’ai déjà donné plusieurs explications à propos du titre  du blog:Textes-textiles; en voilà  une autre. J’ai toujours été fascinée par le rapport du tissu et du texte; l’étymologie est la même: le mot  latin Textus a donné aussi bien le tissu (d’où celui de textile) que le texte. Les deux sont construits.  J’ai partagé mon idée avec Caroline (Le clown navet) qui,  créa le blog Dentelles d’encre que je contribuais à alimenter. 

J’ai souvent illustré certains textes: Antigone, par exemple. aujourd’hui justement, j’inaugure une série d’échanges textiles qui eurent lieu en 2010 entre 2 amies à qui j’ai donné le goût de la broderie (elles devinrent ainsi mes élèves). Vous ne verrez que mes 6 pages que j’ai construites autour d’un mot -clef; chacune en donnait un par trimestre. L’une d’elle, enchantée par le livre incroyable du Coeur cousu, me le proposât.

C’est une page que j’ai adoré faire, j’avais trop d’idées, je ne pouvais toutes les réaliser sur un si petit format,  et je n’ai peut-être pas choisi les meilleures du livre !

D’abord j’ai teint le tissu du livre pour l’assortir à mon fond imprimé de mannequins de couturière. Mes pages préférées sont celles où Frasquita confectionne sa robe de mariée ; celle-ci s’envole littéralement des pages ; il fallait un peu de couleur d’où les roses du marque- page   ; le reste est en dentelle, en perles, en guipure, en ruban, en satin, en tulle.. Les petits boutons sont anciens ; c’est peut-être ceux d’une robe de mariée.Le papillon s’envole du cocon de dentelle, la chrysalide éclôt et la jeune fille en devenant femme se fane aussitôt.  Ce livre est flamboyant, je n’ai rencontré aucune femme qui ne l’aime pas,  je l’ai prêté une vingtaine de fois; il m’a inspirée.

La mer à vos pieds (tapis de bain 2)

Faire des bulles dans son bain, se délasser, s’imaginer dans la Méditerranée, sur une plage corse, le rêve……….voyager dans sa tête, c’est la promessse de ce 2° tapis; le centre est aussi en batik, comme le précédent. Le reste est bâti à la façon du log cabin. « Il en jette »!

NB: vous pouvez voir d’autres tapis dans mes plus anciennes galeries; mais il faut aller chercher dans le fouillis…….

Mon conseil: ne pas utiliser des tissus fins( façon patchwork) mais des tissus d’ameublement; les 1° sont trop fragiles! ….Pour la doublure, puisqu’on m’a posé la question: de vieux draps épais, à l’intérieur de l’éponge (vieille serviette recyclée) mais j’avais trouvé un jour du molleton moëlleux pour entourer les lits d’enfants; poser ses petons là-dessus, c’était marcher sur des nuages…

Demain, commencera une série de 6 pages écrites en fil à 2 chères amies. Vous me suivez au doux pays des échanges?

Tapis de bain

Je suis abonnée aux Nouvelles du Patchwork depuis deux décenies au moins; la 1° fois que j’ai vu l’article de Pascale Goldenberg sur la fabrication de tapis, je me suis dit qu’elle avait vraiment du temps à perdre! Puis, quelques années après, une amie m’a montré  ceux qu’elle-même avait inventés; j’en ai posé un dans ma salle de bain, et elle a pris un air très différent; elle était transformée! Depuis, j’ai bien dû en faire une quarantaine: tissus provençaux, africains, imprimés maritimes . Ceux du commerce sont fades, sans intérêt, et chez moi, personne ne songerait à en acheter; on me les commande, et ça m’amuse de les faire! Je vous incite donc à faire de même. (Façon log cabin et bien moëlleux)

NB: vous pouvez voir d’autres tapis dans mes plus anciennes galeries; mais il faut aller chercher dans le fouillis…….

Celui présenté aujourd’hui a pour centre un carré de batik rapporté d’Indonésie, et une coquille st-Jacques molletonnée et appliquée. J’ai rapporté l’étoile dorée (dans une sorte de pâte fimo pailletée) de Taos au Nouveau-Mexique, un des états américains les plus créatifs que j’ai visités (avec le Rajhasthan, mais dans un autre genre, et puis le Rajasthan, ce n’est pas en Amérique!)

Pour le sourire, sachez qu’un de mes amis, l’ôtait soigneusement avant de prendre un bain pour ne pas l’abimer et le faire durer…Il a eu raison, je ne lui en ai pas offert un deuxième………

Notre reporter était donc sur les plages de la mer des Caraïbes. Un peu d’été dans le gel hivernal.

M comme …

M comme magie (celle qui enchante les enfants au seuil d’une aventure), M comme miracle (celui d’une première fleur à l’aube du printemps),M comme moisson (et il s’embellit d’un épi)…Voilà une initiale dont vous avez déjà vu certains détails; c’est long à faire, mais moins « classique » qu’il n’y parait. J’ai démarré avec le livre de S.Gagnebin(Alphabet brodé) et presque aussitôt, je n’ai pas pu suivre ses modèles: j’invente mes fleurs, les fait vivre avec des insectes, des feuilles envolées. J’y ajoute d’autres points comme de longs points de  poste qui simulent les pétales et sont en relief (mais c’est un peu fragile pour des taies d’oreiller; pour les faire, il faut enrouler 20 à 30 fois le fil autour de l’aiguille, mais le pétale ne  » tient qu’à un fil »)Les 1° furent brodées au centre de taies d’oreiller, mais mes proches n’osaient y poser leur tête…….Je les brode donc maintenant sur les coins. Et on m’en commande pour certains mariages ou cadeaux personnalisés.

Dernier détail en tête d’article: les volutes de la vigne vierge.
J’ai appris à broder avec ma grand-mère, j’avais 6 ans; elle connaissait des points peu connus alors en France (par exemple le needle  woven stitch qu’elle appelait  point de guipure). Je n’ai jamais arrêté depuis; j’ai appris à de nombreuses  amies. Et j’ai deux séries de cours à donner prochainement, en particulier à des religieuses cloîtrées qui aimeraient développer leur activité de vente, donc de survie économique. J’aime transmettre, comme on m’a transmis.J’écris, je brode, c’est un peu pareil, c’est mon mode d’expression, je me fais plaisir, je tente d’arrêter le temps; c’est en vain, mais ce n’est pas vain.

NB: demain, ce sera très différent, on sortira tout mouillé de sa baignoire, on s’égouttera sur le carrelage froid. Brrrrrrrrrrrrr , les petons!!